Pommes de Chemins – Poésie de passages

Petite note d’intention avant de lire les contes…

Avant les mots, il y a la marche.
Avant l’histoire, il y a la Présence.

Ce que vous allez lire dans ces contes n’est pas seulement né d’une inspiration soudaine, mais d’un compagnonnage attentif avec le réel. Chaque récit est une trace vive, née d’un fragment de monde ramassé, regardé, transformé.
Ma démarche d’écriture s’ancre dans la recherche de la Présence : celle qui palpite dans un éclat rouillé, dans le silence d’un fossé, ou dans la lumière timide d’un matin ordinaire. Je ne cherche pas tant à « inventer » qu’à écouter ce qui veut se dire, et à jouer avec ce qui est là — les mots comme des pigments, les images comme des souffles.

Comme pour mes icônes contemporaines, chaque conte est une prière, un geste sacré et ludique à la fois. J’y expérimente une écriture intuitive, organique, souvent initiée par un choc, une trouvaille, une rencontre. Ces contes sont les marges de mon travail, les éclats de l’atelier, les coulées d’or inattendues. Ils ne sont ni parfaits ni figés. Ce sont des « effets-mer », des offrandes éphémères à l’imaginaire du lecteur.

Écrire ainsi, c’est exercer le muscle de l’imaginaire.
C’est faire le pari que la magie existe encore — surtout là où on ne l’attend plus.

Bienvenue dans ces rivages de mots.


INTRODUCTION

Il y a des jours où les routes parlent. Il suffit d’écouter sous les pas, entre les craquements du gravier, les soupirs des berges, les bruissements oubliés.

J’ai commencé à marcher sans but précis, avec juste l’envie de respirer . Et puis j’ai vu, des déchets… moins poétiques… la rêveuse en moi les a rêver comme des « Pommes de Chemins » : Une tôle cabossée. Un gant seul. Un balais à neige… Des trésors !
Des morceaux d’histoires tombés du réel.

Alors j’ai commencé à les ramasser.
Et en les tenant dans mes mains, les contes s’invitent en moi.

Ce recueil est né de ces marches.
Il grandira au rythme de mes pas, de mes trouvailles, de mes émerveillements.
Chaque objet glané me souffle un récit. Chaque « sculpture » qui naît ensuite, en porte la mémoire.

Ces contes sont des offrandes fragiles.
Ils ne veulent pas tout dire, mais ouvrir des portes.
Et peut-être, vous donner envie, vous aussi, de chausser vos bottes, d’ouvrir les yeux…

…et de partir à la recherche de vos propres « Pommes de Chemins » !?

À la fin de chaque conte, je joins des photos, vidéos et ou dessins dans un herbier numérique. Vous pouvez aussi l’écouter en audio.

Bonne Route !

En Fin de Conte ! Les routes n’ont jamais dit leur dernier mot.
Merci de marcher un instant avec moi.

— Jeanne-Véronique, la rêveuse des grèves.